Les représentations rupestres des grottes Chauvet et de Lascaux sont enfouies au sein de profonds réseaux souterrains, ce qui a sans nul doute contribué à leur parfaite conservation. On peut se demander pour quelles raisons ces oeuvres furent réalisées en des sites presque inaccessibles, et si les animaux représentés avaient une valeur spirituelle pour leurs auteurs. Peut-être s'agissait-il seulement d'évoquer avec admiration le tempérament fier et sauvage des premiers chevaux. A Niaux, dans les Pyrénées ariégeoises, un cheval représenté au trait noir épais offre une ressemblance frappante avec le cheval de Przewalski. Dans la grotte Chauvet, près de Vallon pont d'Arc (Ardèche), d'autres chevaux sont représentés en traits libres et en vives couleurs avec un tel soucis du détail qu'il est possible de distinguer sur leur robe des taches similaires à celles de l'Apaloosa. Ces chevaux présentent une tête plus fine que celle des chevaux de Niaux et rappellent par leur silhouette le cheval arabe.
